Actualité catholique

Samedi 4 décembre 2004 6 04 /12 /Déc /2004 00:00

Pour ne rien arranger dans les relations entre « pro-russes » et « pro-occidentaux », Jean Paul II a affiché le 24 novembre son soutien à l’opposition ukrainienne dans tout ce qu’elle a de « pro-occidental ». En priant pour la « patrie » ukrainienne, il a surtout pris fait et cause pour les cinq millions de catholiques de rite grec et pour ceux, moins nombreux, de rite latin, très majoritairement acquis à l’opposition. Quitte à provoquer l’ire des autorités orthodoxes russes qui l’ont toujours soupçonné de vouloir faire du prosélytisme en Ukraine, pays majoritairement orthodoxe. Bien des orthodoxes fidèles au patriarcat de Moscou dans l’est du pays soutiennent le candidat du pouvoir.

http://www.temoignagechretien.fr/journal/article.php?num=3133&categ=FranceEurope

 

Par GURSOY Dursun - Publié dans : Actualité catholique
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Mercredi 1 décembre 2004 3 01 /12 /Déc /2004 00:00
Il y a vingt ans Jean-Paul II consacrait tout un enseignement à la sexualité. L'un des apports les plus originaux de ce Pape selon George Weigel

On croit rêver. Un adversaire du christianisme brocardait il y a bien longtemps les disciples du Christ : philosômaton genos, le « peuple qui aime le corps » ! Le philosophe Celse vivait au IIe siècle, il méprisait le corps : sôma sêma, le corps est un tombeau. C’était un bon disciple de Platon. Il s’inquiétait de voir les adeptes de la nouvelle religion célébrer un Dieu incarné. Pire, d’accorder dignité jusque dans la mort à une dépouille physique ruinée.

Celse, s’il avait vécu plusieurs siècles, se serait réjoui de voir les chrétiens prendre progressivement le corps en grippe. L’enveloppe, «prison de l’âme» et devenue l’ennemi à abattre ; un mépris professé, par ces mêmes chrétiens, pour la sexualité. Il faut voir là une influence stoïcienne revue par les jansénistes… Quel regard ce Celse aurait-il porté aujourd’hui sur un autre philosophe devenu pape ? Sans doute aurait-il pensé que Jean-Paul II induit une nouvelle fois son Église dans l’erreur initiale du «peuple qui aime le corps». À moins qu’il ne se rassure de voir sans portées réelles les efforts de ce même pape pour changer la culture chrétienne vis-à-vis de la sexualité.

Vaines années de pontificat (quatre sur vingt-cinq) consacrées à ce thème, de 1979 à 1984, lors de 130 «catéchèses du mercredi». Sans suite, un corpus de 800 pages, publié ces jours-ci par le Cerf : le plus important jamais écrit par un pape sur un même sujet. Non entendu, cet enseignement conclu il y a vingt ans, jour pour jour, lors de l’audience du 28 novembre 1984.

Un des apports les plus originaux de Jean-Paul II

À moins que cette vision presque inédite de la sexualité puisse bientôt être redécouverte. Pourquoi ne deviendrait-elle pas une «bombe à retardement théologique», comme le prévoit George Weigel, le biographe américain et autorisé du pape ? Pour lui, cet enseignement sur la place du corps et de la sexualité restera l’un des apports le plus originaux de Jean-Paul II. Redécouvert, il pourrait marquer la pensée de l’Église au XXIe siècle, apaiser les relations complexes des chrétiens eux-mêmes avec la vie sexuelle, solder enfin une partie de l’héritage conflictuel des chrétiens avec la société.

C’est aussi la conviction d’Yves Semen, un philosophe qui a publié avant l’été un livre très pédagogique : La Sexualité selon Jean-Paul II, aux Presses de la Renaissance, afin d’exhumer cet enseignement. Le titre de son ouvrage devait susciter le sarcasme, c’est plutôt le contraire qui s’est produit ! L’auteur a bénéficié d’une « bonne » presse, et son livre se vend plutôt bien dans sa catégorie : un signe qui ne trompe pas quant à l’attente du public pour ce sujet.

Mais quelle est donc la nature de cet enseignement si important pour Jean-Paul II et, paradoxalement, passé presque inaperçu ? La « théologie du corps » tient en une phrase : la sexualité est une amie. Elle est aimée, voulue par Dieu, non comme une concession, un mal nécessaire pour assurer une reproduction animale, mais comme un espace divin en l’homme ! Un lieu de révélation de la puissance de l’amour, de la liberté et de la joie : soit les trois messages fondamentaux du christianisme.

Un enseignement rigoureusement théologique

«Amour» de l’autre et de sa personne, ontologiquement refusée comme «objet» mais définitivement élue comme «sujet», infiniment humaine, toujours respectable. «Liberté» ensuite, paradoxalement découverte à travers un lien tissé jour après jour avec l’autre. Non un lien de prison mais un lien de don. Don total de soi qui «révèle», au sens d’une connaissance lente, la personne à elle-même.

Elle se connaît en se donnant ; et, se donnant, reçoit sa liberté, non comme une idée, mais comme une pratique, une expérience d’épanouissement. De moins en moins attachée à elle-même, elle se sent «libérée» de la tyrannie de l’ego. «Joie» enfin y compris dans la relation sexuelle. Perçue comme une communion des personnes, couronnée par le plaisir, la sexualité se trouve reconnue sans aucun tabou ni complexe par Jean-Paul II. Il y voit la part peut-être la plus intime du divin en l’homme .

Autre élément capital de cet enseignement : il n’est pas «inventé», mais est rigoureusement théologique. Jean-Paul II se fonde essentiellement sur les textes de la Genèse. Ses prédécesseurs les connaissaient, mais ni Pie XII (qui avait reconnu en 1951 « que les couples ne font rien de mal en recherchant et en profitant du plaisir ») ni Paul VI (qui publia l’encyclique controversée Humanae vitae en 1968) ne pouvaient aboutir à une telle évolution.

Pétri de personnalisme et de phénoménologie


La différence ? L’expérience et la philosophie… Karol Wojtyla, aumônier d’étudiants et de jeunes couples, avait beaucoup travaillé ces questions en Pologne dans des cercles de réflexion. Professeur de philosophie, il était pétri du personnalisme et de la phénoménologie, réalisant dès 1960, dans son ouvrage Amour et responsabilité, une synthèse encore inédite entre philosophie et théologie sur cette question du corps et de la sexualité. Il y écrivait en effet : «Goûter le plaisir sexuel sans traiter pour autant la personne comme un objet de jouissance, voilà le fond du problème moral sexuel.»

Paul VI était informé de la qualité des travaux de l’archevêque de Cracovie. Il lui avait même demandé en 1965 de participer à la commission préparatoire de Humanae vitae : ce que les autorités polonaises de l’époque n’avaient pas rendu possible. Certes, Paul VI et lui seraient parvenus aux mêmes conclusions sur la contraception, mais la réception du texte par la société aurait sans doute été différente. Ce fut là une occasion ratée qui explique le soin pris par Jean-Paul II, dès 1979, moins d’un an après son élection sur le trône de Pierre, pour exposer avec ampleur, et sous un jour nouveau, sa vision chrétienne de la sexualité. Non pas un anti-Humanae vitae, mais un autre Humanae vitae…



Jean-Marie GUENOIS


***

Quatre ouvrages de référence


-La Sexualité selon Jean-Paul II, d’Yves Semen, Presses de la Renaissance, 230 p, 17 €. Ouvrage de synthèse qui explique de façon très accessible les fondements de cet enseignement de Jean-Paul II, ses traits essentiels et sa portée. Ce livre, premier du genre dans le monde francophone, s’impose comme l’introduction idéale à une somme de textes théologiques et philosophiques du Pape dont certains sont difficiles d’accès.



-Homme et femme, il les créa. Une spiritualité du corps, de Jean-Paul II, Cerf, 694 p, 29 €. Publié entre 1979 et 1984, en différents volumes par le Cerf, cet enseignement de Jean-Paul II, théologie du corps, délivré au long des catéchèses du mercredi , est proposé cet automne pour la première fois en un seul volume à l’occasion du 20e anniversaire de la dernière audience générale consacrée à ce thème. C’est un excellent outil de travail et d’étude puisqu’il offre le texte intégral. Mais il est sans introduction, ni commentaire particulier.


-Personne et acte de Karol Wojtyla, Le Centurion, 340 p, 20 € Difficile à trouver, puisqu’il fut édité en français en 1983, ce livre de philosophie situe le personnalisme du professeur Wojtyla. C’est un livre source.


-Amour et responsabilité de Karol Wojtyla, Stock, 284 p. Préfacé pour l’édition française en 1965 par le P. de Lubac, cet ouvrage, publié en Pologne dès 1960, contient la vision du futur Pape sur la question de la personne et sur la sexualité. Le texte n’a pas une ride.
http://www.la-croix.com/Act/Spi/index.jsp
Par luka - Publié dans : Actualité catholique
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Texte libre

Le saint-protecteur de notre paroisse est fêté le 6 décembre, mémoire de notre Père dans les Saints, NICOLAS, Archevêque de MYRE, le Thaumaturge

Emule des Apôtres et fervent imitateur de notre Seigneur JésusChrist, colonne vivante de l'Eglise par son zèle à défendre la foi et modèle des Saints Hiérarques par son soin pastoral, notre Saint Père Nicolas s'est montré généreux intendant de la grâce de Dieu par ses innombrables miracles en faveur des pauvres, des délaissés, de ceux qui souffrent l'injustice et de tous ceux qui, jusqu'à aujourd'hui, réclament sa paternelle protection. Il vit le jour dans la ville de Patare, en Lycie, vers la fin du troisième siècle, dans une famille chrétienne longtemps privée de progéniture. Dès sa plus tendre enfance, il montra son amour pour la vertu et son zèle dans l'observances des institutions de l'Eglise, en s'abstenant de prendre le sein de sa nourrice jusqu'au soir, chaque mercredi et vendredi. Pieux et réservé, il fut éduqué dans les lettres sacrées et, tout jeune encore, fut ordonné Prêtre par son oncle, l'Archevêque Nicolas. Veilles, jeûnes, prières étaient des vertus dans lesquelles le jeune Clerc excellait depuis longtemps; mais, lorsqu'à la mort de ses parents il distribua généreusement ses biens aux nécessiteux, l'aumône devint pour lui son plus grand titre de gloire devant Dieu. Il se considérait comme le simple économe des biens qui appartenaient aux pauvres, et mettait un soin tout particulier à garder secrètes ses bonnes actions afin de ne pas être privé des récompenses célestes (cf. Mat. 6:3). C'est ainsi qu'il sauva de l'infamie trois jeunes filles que leur père, acculé par les dettes, voulait livrer à la prostitution, en déposant secrètement, à trois reprises, suffisamment d'or pour les marier. Finalement découvert par leur père, Nicolas fit promettre à celui-ci, sous peine d'éternelle malédiction, de ne révéler à personne son bienfait.

En retour, Dieu le fit briller devant les hommes par ses charismes et ses Miracles. En route pour un pèlerinage aux Lieux Saints, il apaisa à deux reprises, par sa prière, la tempête qui mettait en péril le navire sur lequel il s'était embarqué.

A son retour, au milieu de l'allégresse populaire, il fut bientôt désigné comme Evêque de la ville voisine de Myre, à la suite de l'intervention d'un Ange de Dieu auprès des Evêques réunis en synode pour l'élection. Mis en prison pendant la grande et dernière persécution de Dioclétien et Maximien (305), le saint pasteur ne cessait pas de confirmer ses brebis spirituelles dans la foi; et, la paix de l'Eglise ayant été proclamée lors de l'avènement de Constantin, il montra un zèle ardent pour détruire les temples des idoles et en chasser les démons. L'hérésie impie dArius ne tarda pas cependant à troubler et à diviser le Saint Corps du Christ, mais elle trouva encore Saint Nicolas au premier rang des champions de l'Orthodoxie, parmi les Pères réunis pour le premier Concile OEcuménique de Nicée, en 325.

Après avoir sauvé la ville de Myre de la famine, en apparaissant au capitaine d'un bateau chargé de blé, cet homme de Dieu sauva de la mort trois officiers romains, injustement accusés de complot, en apparaissant en songe à l'empereur Constantin et au perfide préfet Avlavius. Une fois délivrés, les trois militaires, pleins de reconnaissance envers le Saint, devinrent moines.

Encore à de nombreuses reprises, tant pendant sa vie qu'après sa mort, Saint Nicolas est miraculeusement intervenu pour protéger des navires en détresse et ceux qui voyagent par mer, cest pourquoi on le vénère comme le protecteur des navigateurs. C'est ainsi qu'il apparut un jour à la barre d'un navire en perdition dans une tempête et le conduisit à bon port, au qu'une autre fois, il vint au secours d'un voyageur passé par-dessus bord et qui, au cri de: «Saint Nicolas, viens à mon secours!», se retrouva soudain dans sa demeure entouré des siens ébahis.

Pendant de longues années le Saint Evêque fut pour ses fidèles comme une présence du Christ, l'Ami des hommes et le Bon Pasteur, il n'y avait pas de malheur auquel il ne compatît, pas d'injustice qu'il ne redressât, pas de discorde qu'il n'apaisât. Il se distinguait partout où il se trouvait par son visage lumineux et l'atmosphère de paix radieuse qui se dégageait de sa personne. Lorsqu'après tant de bienfaits, il s'endormit dans la mort pour gagner le Royaume des cieux, les hommes se lamentèrent d'avoir perdu leur pasteur et leur providence, mais les Anges et les Saints exultèrent de joie en recevant parmi eux le doux Nicolas. Ses Saintes Reliques furent déposées à Myre, dans une église construite en l'honneur du Saint, et recevaient chaque année l'hommage d'un grand nombre de pèlerins. Le diable, ne pouvant supporter cette gloire posthume, prit un jour la forme d'une pauvre vieille femme qui, sous prétexte de ne pouvoir entreprendre une si longue traversée, confia à des pèlerins en partance pour Myre une jarre d'huile destinée à alimenter les veilleuses qui brûlaient perpétuellement devant le tombeau du Saint; mais, en chemin, Nicolas apparut au capitaine du navire et lui donna l'ordre de jeter cette huile magique à la mer. Aussitôt fait, la surface des eaux s'embrasa dans un grand remous, à l'effroi des passagers qui rendirent grâce à Dieu d'avoir, par l'intermédiaire de son Saint, sauvé le Sanctuaire.

En 1087, Myre étant tombée sous le pouvoir des Sarrasins, les troupes italo-normandes de la Première Croisade s'emparèrent des Saints ossements et les transférèrent à Bari, en Italie du sud, en provoquant un grand nombre de Miracles partout où elles passaient (commémoration le 9 mai). C'est là que, depuis, elles sont vénérées.

Saint Nicolas est, avec Saint Georges, l'un des Saints les plus chers au peuple chrétien, tant en Orient qu'en Occident. Innombrables sont les églises qui lui sont consacrées, les fidèles ou les lieux qui ont pris son nom. Particulièrement révéré par le peuple russe comme protecteur des récoltes, il est considéré en Occident comme le patron des enfants et des écoliers, car, selon la légende, il aurait ressuscité trois enfants hachés menu par un cruel boucher qui voulait les mêler à son pâté.

 

http://www.monastere-orthodoxe.fr/

 

Texte libre

croix russe: icône de la Crucifixion du Seigneur
Iconographie de la crucifixion:

On remarque au premier regard, que cette croix est russe, en raison de la barre transversale inférieure très inclinée. Cette inclinaison est là pour nous rappeler que
"la Croix est balance de justice", comme le précisent les textes liturgiques.

Au sommet, est généralement représenté, soit Dieu le Père (une des seules icônes où sa représentation est permise), soit
le Christ Mandylion
, sur lequel est imprimée la Sainte Face.
La scène est également généralement surmontée d'anges ou de chérubins, les mains voilées en signe de respect, êtres angéliques chargés d'élever vers Dieu l'hymne sacré.

Le Christ est fixé sur la Croix par quatre clous (et non trois, ainsi qu'il est presque toujours représenté sur les croix occidentales)
L'inscription signifie "Roi de gloire".
Le Christ incline sa tête auréolée de lumière. Les lettres grecques sur le nimbe signifient "Celui qui est"
Son corps est légèrement penché vers la droite, mais respectant la tradition byzantine, les croix orthodoxes de la Crucifixion ne représentent pas le Christ dans les souffrances de l'agonie ou avec les marques de la Passion.

Le Christ présente toujours sur les croix orthodoxes une noblesse royale: il est la victime volontaire, le Vainqueur qui s'est offert pour nous à son Père

Deux roseaux terminés, l'un par une pointe, l'autre par une éponge, s'élèvent le long de la partie verticale de la Croix et nous rappellent les derniers moments de la Passion.

Sur la partie inférieure de la Croix, (ou sur la barre inférieure de la Croix), est représentée l'ancienne Jérusalem déchue, avec le voile du Temple déchiré; à l'opposé s'élève la Jérusalem nouvelle.

Au pied de la Croix, à l'endroit où la croix s'enfonce dans le sol, on aperçoit le crâne traditionnellement considéré comme celui d'Adam, et qui symbolise l'humanité déchue par le péché et rachetée par le sacrifice du Christ.
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