Dimanche 19 décembre 2004 7 19 /12 /Déc /2004 00:00

La vie de la paroisse de l'église de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu et de Saint-Alexandre-Nevsky, à Biarritz, s'est trouvé troublée depuis plusieurs semaines par l'attitude et les déclarations intempestives et contradictoires du Recteur de la paroisse, l'Archiprêtre Georges Monjoch. Au gré de ses interlocuteurs, ce dernier tenait des propos incohérents, affirmant aux uns qu'il était gravement malade, aux autres qu'il n'avait rien.

Afin d'éclaircir la situation, Mgr l'Archevêque s'est entretenu par téléphone avec le Père Georges Monjoch, et lui a proposé un  congé provisoire afin de lui permettre de se soigner. A sa grande surprise, il a constaté qu'après cet entretien le Père Georges Monjoch s'est permis de répandre personnellement, oralement, et de faire répandre par des tiers, par écrit, des affirmations qui déformaient les  propos que lui avait tenus Mgr Gabriel. Ce dernier a téléphoné une nouvelle fois au Père Georges Monjoch pour demander des explications, mais ce dernier n'a pas même daigné répondre. En revanche, le Père Monjoch a fait adresser par un cabinet d'avocats une lettre  à Mgr l'Archevêque, le mettant en instance de fermer l'église de Biarritz en raison des risques que ferait encourir l'état des lieux.

Les membres du Conseil paroissial ont alerté, à plusieurs reprises, Son Eminence l'Archevêque Gabriel de la situation, avant de lui adresser une lettre, le 11 décembre de cette année. Dans cette lettre, soulignant que cette attitude “jette le trouble dans la paroisse et nous déstabilise moralement et surtout spirituellement”, ils demandaient que  le Père Georges Monjoch soit relevé de ses fonctions de Recteur.

Il résulte des actions du Père Monjoch que celles-ci troublent gravement la vie de la paroisse et la conscience spirituelle des fidèles. En conséquence, et à la suite de la demande en ce sens des membres du Conseil paroissial, Mgr Gabriel a décidé, par décret du 16 décembre de cette année, de relever l'e Père Georges Monjoch de sa fonction de Recteur de la paroisse de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu et de Saint-Alexandre-Nevsky, à Biarritz. Par décision du même jour, le Père Georges Monjoch a également été suspendu a divinis (interdit de célébration liturgique) à titre temporaire pour avoir fait preuve d'irrévérence et transgressé la discipline ecclésiastique, avoir répandu des calomnies et des mensonges à l'égard de sa hiérarchie canonique et avoir perturbé le calme dans la vie de la paroisse qui lui avait été confiée (Règles des Apôtres 39, 55; 2e Concile Œcum., 6; 4e Concile Œcum., 9, 18; Trullo, 34). Son dossier sera transmis pour examen et suite à donner à une réunion élargie conjointe du Conseil épiscopal et du Tribunal ecclésiastique.

Avant même que ces décisions ne soient transmises aux intéressés, certaines personnes, qui affirment vouloir agir pour le bien de l’Archevêché, se sont permis de faire circuler sur l’Internet au sujet de la situation telle qu’elle s’est développée récemment à Biarritz des documents et commentaires qui ne la reflètent que très partiellement et, le plus souvent, de manière déformée.

L’Administration Diocésaine appelle ces personnes à plus de prudence dans leurs jugements et affirmations. La situation de la paroisse de Biarritz est suffisamment complexe et pénible pour tous ceux qui participent à la vie de cette communauté sur place. Elle ne doit pas être envenimée par des propos erronés et outranciers de la part de personnalités extérieures. Il est aussi de la responsabilité de toute personne, clerc ou laïc, de veiller à vérifier ses informations auprès des autorités compétentes avant de s’exprimer sur des questions aussi sensibles et d’attiser les discordes et la division au sein du Peuple de Dieu.

 

Paris, le 18 décembre 2004

 

Par GURSOY Dursun - Publié dans : Nouvelles de l ' Archévèché
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Le saint-protecteur de notre paroisse est fêté le 6 décembre, mémoire de notre Père dans les Saints, NICOLAS, Archevêque de MYRE, le Thaumaturge

Emule des Apôtres et fervent imitateur de notre Seigneur JésusChrist, colonne vivante de l'Eglise par son zèle à défendre la foi et modèle des Saints Hiérarques par son soin pastoral, notre Saint Père Nicolas s'est montré généreux intendant de la grâce de Dieu par ses innombrables miracles en faveur des pauvres, des délaissés, de ceux qui souffrent l'injustice et de tous ceux qui, jusqu'à aujourd'hui, réclament sa paternelle protection. Il vit le jour dans la ville de Patare, en Lycie, vers la fin du troisième siècle, dans une famille chrétienne longtemps privée de progéniture. Dès sa plus tendre enfance, il montra son amour pour la vertu et son zèle dans l'observances des institutions de l'Eglise, en s'abstenant de prendre le sein de sa nourrice jusqu'au soir, chaque mercredi et vendredi. Pieux et réservé, il fut éduqué dans les lettres sacrées et, tout jeune encore, fut ordonné Prêtre par son oncle, l'Archevêque Nicolas. Veilles, jeûnes, prières étaient des vertus dans lesquelles le jeune Clerc excellait depuis longtemps; mais, lorsqu'à la mort de ses parents il distribua généreusement ses biens aux nécessiteux, l'aumône devint pour lui son plus grand titre de gloire devant Dieu. Il se considérait comme le simple économe des biens qui appartenaient aux pauvres, et mettait un soin tout particulier à garder secrètes ses bonnes actions afin de ne pas être privé des récompenses célestes (cf. Mat. 6:3). C'est ainsi qu'il sauva de l'infamie trois jeunes filles que leur père, acculé par les dettes, voulait livrer à la prostitution, en déposant secrètement, à trois reprises, suffisamment d'or pour les marier. Finalement découvert par leur père, Nicolas fit promettre à celui-ci, sous peine d'éternelle malédiction, de ne révéler à personne son bienfait.

En retour, Dieu le fit briller devant les hommes par ses charismes et ses Miracles. En route pour un pèlerinage aux Lieux Saints, il apaisa à deux reprises, par sa prière, la tempête qui mettait en péril le navire sur lequel il s'était embarqué.

A son retour, au milieu de l'allégresse populaire, il fut bientôt désigné comme Evêque de la ville voisine de Myre, à la suite de l'intervention d'un Ange de Dieu auprès des Evêques réunis en synode pour l'élection. Mis en prison pendant la grande et dernière persécution de Dioclétien et Maximien (305), le saint pasteur ne cessait pas de confirmer ses brebis spirituelles dans la foi; et, la paix de l'Eglise ayant été proclamée lors de l'avènement de Constantin, il montra un zèle ardent pour détruire les temples des idoles et en chasser les démons. L'hérésie impie dArius ne tarda pas cependant à troubler et à diviser le Saint Corps du Christ, mais elle trouva encore Saint Nicolas au premier rang des champions de l'Orthodoxie, parmi les Pères réunis pour le premier Concile OEcuménique de Nicée, en 325.

Après avoir sauvé la ville de Myre de la famine, en apparaissant au capitaine d'un bateau chargé de blé, cet homme de Dieu sauva de la mort trois officiers romains, injustement accusés de complot, en apparaissant en songe à l'empereur Constantin et au perfide préfet Avlavius. Une fois délivrés, les trois militaires, pleins de reconnaissance envers le Saint, devinrent moines.

Encore à de nombreuses reprises, tant pendant sa vie qu'après sa mort, Saint Nicolas est miraculeusement intervenu pour protéger des navires en détresse et ceux qui voyagent par mer, cest pourquoi on le vénère comme le protecteur des navigateurs. C'est ainsi qu'il apparut un jour à la barre d'un navire en perdition dans une tempête et le conduisit à bon port, au qu'une autre fois, il vint au secours d'un voyageur passé par-dessus bord et qui, au cri de: «Saint Nicolas, viens à mon secours!», se retrouva soudain dans sa demeure entouré des siens ébahis.

Pendant de longues années le Saint Evêque fut pour ses fidèles comme une présence du Christ, l'Ami des hommes et le Bon Pasteur, il n'y avait pas de malheur auquel il ne compatît, pas d'injustice qu'il ne redressât, pas de discorde qu'il n'apaisât. Il se distinguait partout où il se trouvait par son visage lumineux et l'atmosphère de paix radieuse qui se dégageait de sa personne. Lorsqu'après tant de bienfaits, il s'endormit dans la mort pour gagner le Royaume des cieux, les hommes se lamentèrent d'avoir perdu leur pasteur et leur providence, mais les Anges et les Saints exultèrent de joie en recevant parmi eux le doux Nicolas. Ses Saintes Reliques furent déposées à Myre, dans une église construite en l'honneur du Saint, et recevaient chaque année l'hommage d'un grand nombre de pèlerins. Le diable, ne pouvant supporter cette gloire posthume, prit un jour la forme d'une pauvre vieille femme qui, sous prétexte de ne pouvoir entreprendre une si longue traversée, confia à des pèlerins en partance pour Myre une jarre d'huile destinée à alimenter les veilleuses qui brûlaient perpétuellement devant le tombeau du Saint; mais, en chemin, Nicolas apparut au capitaine du navire et lui donna l'ordre de jeter cette huile magique à la mer. Aussitôt fait, la surface des eaux s'embrasa dans un grand remous, à l'effroi des passagers qui rendirent grâce à Dieu d'avoir, par l'intermédiaire de son Saint, sauvé le Sanctuaire.

En 1087, Myre étant tombée sous le pouvoir des Sarrasins, les troupes italo-normandes de la Première Croisade s'emparèrent des Saints ossements et les transférèrent à Bari, en Italie du sud, en provoquant un grand nombre de Miracles partout où elles passaient (commémoration le 9 mai). C'est là que, depuis, elles sont vénérées.

Saint Nicolas est, avec Saint Georges, l'un des Saints les plus chers au peuple chrétien, tant en Orient qu'en Occident. Innombrables sont les églises qui lui sont consacrées, les fidèles ou les lieux qui ont pris son nom. Particulièrement révéré par le peuple russe comme protecteur des récoltes, il est considéré en Occident comme le patron des enfants et des écoliers, car, selon la légende, il aurait ressuscité trois enfants hachés menu par un cruel boucher qui voulait les mêler à son pâté.

 

http://www.monastere-orthodoxe.fr/

 

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croix russe: icône de la Crucifixion du Seigneur
Iconographie de la crucifixion:

On remarque au premier regard, que cette croix est russe, en raison de la barre transversale inférieure très inclinée. Cette inclinaison est là pour nous rappeler que
"la Croix est balance de justice", comme le précisent les textes liturgiques.

Au sommet, est généralement représenté, soit Dieu le Père (une des seules icônes où sa représentation est permise), soit
le Christ Mandylion
, sur lequel est imprimée la Sainte Face.
La scène est également généralement surmontée d'anges ou de chérubins, les mains voilées en signe de respect, êtres angéliques chargés d'élever vers Dieu l'hymne sacré.

Le Christ est fixé sur la Croix par quatre clous (et non trois, ainsi qu'il est presque toujours représenté sur les croix occidentales)
L'inscription signifie "Roi de gloire".
Le Christ incline sa tête auréolée de lumière. Les lettres grecques sur le nimbe signifient "Celui qui est"
Son corps est légèrement penché vers la droite, mais respectant la tradition byzantine, les croix orthodoxes de la Crucifixion ne représentent pas le Christ dans les souffrances de l'agonie ou avec les marques de la Passion.

Le Christ présente toujours sur les croix orthodoxes une noblesse royale: il est la victime volontaire, le Vainqueur qui s'est offert pour nous à son Père

Deux roseaux terminés, l'un par une pointe, l'autre par une éponge, s'élèvent le long de la partie verticale de la Croix et nous rappellent les derniers moments de la Passion.

Sur la partie inférieure de la Croix, (ou sur la barre inférieure de la Croix), est représentée l'ancienne Jérusalem déchue, avec le voile du Temple déchiré; à l'opposé s'élève la Jérusalem nouvelle.

Au pied de la Croix, à l'endroit où la croix s'enfonce dans le sol, on aperçoit le crâne traditionnellement considéré comme celui d'Adam, et qui symbolise l'humanité déchue par le péché et rachetée par le sacrifice du Christ.
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