Samedi 18 décembre 2004 6 18 /12 /Déc /2004 00:00

Dimanche 19 décembre 2004 : dimanche avant Noël ; des Pères et de la Généalogie du Christ.

 

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire des Pères en ton 2 : Combien sublimes les entreprises de la foi !+ Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ;/ et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions semblait le pâtre du troupeau. Par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu !//

Tropaire de l’avant-fête de Noël en ton 4 : Prépare-toi, Bethléem:/ pour tout homme s’ouvre l’Eden !// Pare-toi, Ephrata:/ en la grotte la Vierge fait fleurir l’Arbre de vie !// Son propre sein devient le mystique Paradis où pousse l’Arbre divin+ dont ceux qui en mangent vivront au lieu d’en mourir comme Adam:/ le Christ vient au monde pour relever son image déchue !//

 

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit,

 

Kondakion des Pères en ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux,+ vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme ;/ mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié.// Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant,+ vous avez invoqué le vrai Dieu:/ Hâte-toi de venir à notre aide, Seigneur, en ta miséricorde et on amour, car tout ce que Tu veux, Tu le fais.//

 

et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

 

Kondakion de l’avant-fête de Noël en ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem !+ Ephrata, prépare-toi !/ Voici que la Brebis s’empresse d’enfanter le suprême Pasteur qu’elle porte dans son sein.// A cette vue les Pères porteurs-de-Dieu sont dans la joie/ et chantent avec les bergers la Vierge nourrissant le Créateur de son lait.//

 

Prokimenon du ton 4 : Béni es-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères ! A ton Nom louange et gloire éternellement ! V/ : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

 

Epître : Hébreux 11, 9-10, 32-40. Frères, c'est par la foi qu'Abraham vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, tirèrent force de leurs faiblesses, furent vaillants au combat, mirent en fuite des armées étrangères. Par la foi, certains ont ressuscité pour des femmes recouvrèrent leur enfant mort; d'autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance, afin d'obtenir une meilleure résurrection; d'autres subirent les moqueries et les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée. Ou bien ils durent aller çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les trous de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n'ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue un état meilleur pour nous, afin qu'ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection.

 

Alléluia en ton 4 : O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, nos pères nous ont raconté l’ouvrage que Tu fis en leur temps, aux jours d’autrefois. - Les justes crient, le Seigneur les écoute et de toutes leurs angoisses Il les délivre.

 

Evangile: Matthieu1,1-25. Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham. Abraham engendra Isaac; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda et ses frères; Juda engendra de Thamar Pharès et Zara; Pharès engendra Esrom; Esrom engendra Aram; Aram engendra Aminadab; Aminadab engendra Naasson; Naasson engendra Salmon; Salmon engendra Boaz de Rahab; Boaz engendra Obed de Ruth; Obed engendra Isaï; Isaï engendra David. Le roi David engendra Salomon de la femme d'Urie; Salomon engendra Roboam; Roboam engendra Abia; Abia engendra Asa; Asa engendra Josaphat; Josaphat engendra Joram; Joram engendra Ozias; Ozias engendra Joatham; Joatham engendra Achaz; Achaz engendra Ézéchias; Ézéchias engendra Manassé; Manassé engendra Amon; Amon engendra Josias; Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone. Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel; Salathiel engendra Zorobabel; Zorobabel engendra Abiud; Abiud engendra Éliakim; Éliakim engendra Azor; Azor engendra Sadok; Sadok engendra Achim; Achim engendra Éliud; Éliud engendra Éléazar; Éléazar engendra Matthan; Matthan engendra Jacob; Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.

Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.

Voici comment eut lieu la naissance du Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph et se trouva enceinte, par la grâce du saint Esprit, avant qu'ils n’aient habité ensemble. Joseph, son futur époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: « Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ton épouse, car l'enfant qu'elle a conçu vient du saint Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui en effet qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: « Voici que la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie : Dieu avec nous. » Eveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit son épouse chez lui. Et, sans qu’il l’eût connue, elle enfanta son fils premier-né, auquel il donna le nom de Jésus.

 

Chant de communion du dimanche (« Louez… ») et des saints Ancêtres :

« Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! »

 

Pour la catéchèse : l’identité de Jésus. Le thème de ce jour : l’hérédité humaine (remontant à Abraham) et divine (conception du saint Esprit) de Jésus. Nous le glorifions en deux natures, Homme parfait et Dieu parfait. On insistera sur le sens des noms du Christ („Celui que Dieu envoie par l’Onction”) : Jésus („Dieu-sauve”), Emmanuel („Dieu-avec-nous”) ; on rappellera qu’Il est le Fils unique de Dieu – d’où le contenu dogmatique de la prière « Seigneur (= Dieu) Jésus-Christ Fils de Dieu, aie pitié de nous ! » C’est pourquoi sa mère, la Vierge Marie, est appelée Mère de Dieu (« Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous ! »).

 

Réalisé par le père Marc-Antoine Costa de Beauregard ( marcantoine.costa@neuf.fr ).

Par GURSOY Dursun - Publié dans : Annonces
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Le saint-protecteur de notre paroisse est fêté le 6 décembre, mémoire de notre Père dans les Saints, NICOLAS, Archevêque de MYRE, le Thaumaturge

Emule des Apôtres et fervent imitateur de notre Seigneur JésusChrist, colonne vivante de l'Eglise par son zèle à défendre la foi et modèle des Saints Hiérarques par son soin pastoral, notre Saint Père Nicolas s'est montré généreux intendant de la grâce de Dieu par ses innombrables miracles en faveur des pauvres, des délaissés, de ceux qui souffrent l'injustice et de tous ceux qui, jusqu'à aujourd'hui, réclament sa paternelle protection. Il vit le jour dans la ville de Patare, en Lycie, vers la fin du troisième siècle, dans une famille chrétienne longtemps privée de progéniture. Dès sa plus tendre enfance, il montra son amour pour la vertu et son zèle dans l'observances des institutions de l'Eglise, en s'abstenant de prendre le sein de sa nourrice jusqu'au soir, chaque mercredi et vendredi. Pieux et réservé, il fut éduqué dans les lettres sacrées et, tout jeune encore, fut ordonné Prêtre par son oncle, l'Archevêque Nicolas. Veilles, jeûnes, prières étaient des vertus dans lesquelles le jeune Clerc excellait depuis longtemps; mais, lorsqu'à la mort de ses parents il distribua généreusement ses biens aux nécessiteux, l'aumône devint pour lui son plus grand titre de gloire devant Dieu. Il se considérait comme le simple économe des biens qui appartenaient aux pauvres, et mettait un soin tout particulier à garder secrètes ses bonnes actions afin de ne pas être privé des récompenses célestes (cf. Mat. 6:3). C'est ainsi qu'il sauva de l'infamie trois jeunes filles que leur père, acculé par les dettes, voulait livrer à la prostitution, en déposant secrètement, à trois reprises, suffisamment d'or pour les marier. Finalement découvert par leur père, Nicolas fit promettre à celui-ci, sous peine d'éternelle malédiction, de ne révéler à personne son bienfait.

En retour, Dieu le fit briller devant les hommes par ses charismes et ses Miracles. En route pour un pèlerinage aux Lieux Saints, il apaisa à deux reprises, par sa prière, la tempête qui mettait en péril le navire sur lequel il s'était embarqué.

A son retour, au milieu de l'allégresse populaire, il fut bientôt désigné comme Evêque de la ville voisine de Myre, à la suite de l'intervention d'un Ange de Dieu auprès des Evêques réunis en synode pour l'élection. Mis en prison pendant la grande et dernière persécution de Dioclétien et Maximien (305), le saint pasteur ne cessait pas de confirmer ses brebis spirituelles dans la foi; et, la paix de l'Eglise ayant été proclamée lors de l'avènement de Constantin, il montra un zèle ardent pour détruire les temples des idoles et en chasser les démons. L'hérésie impie dArius ne tarda pas cependant à troubler et à diviser le Saint Corps du Christ, mais elle trouva encore Saint Nicolas au premier rang des champions de l'Orthodoxie, parmi les Pères réunis pour le premier Concile OEcuménique de Nicée, en 325.

Après avoir sauvé la ville de Myre de la famine, en apparaissant au capitaine d'un bateau chargé de blé, cet homme de Dieu sauva de la mort trois officiers romains, injustement accusés de complot, en apparaissant en songe à l'empereur Constantin et au perfide préfet Avlavius. Une fois délivrés, les trois militaires, pleins de reconnaissance envers le Saint, devinrent moines.

Encore à de nombreuses reprises, tant pendant sa vie qu'après sa mort, Saint Nicolas est miraculeusement intervenu pour protéger des navires en détresse et ceux qui voyagent par mer, cest pourquoi on le vénère comme le protecteur des navigateurs. C'est ainsi qu'il apparut un jour à la barre d'un navire en perdition dans une tempête et le conduisit à bon port, au qu'une autre fois, il vint au secours d'un voyageur passé par-dessus bord et qui, au cri de: «Saint Nicolas, viens à mon secours!», se retrouva soudain dans sa demeure entouré des siens ébahis.

Pendant de longues années le Saint Evêque fut pour ses fidèles comme une présence du Christ, l'Ami des hommes et le Bon Pasteur, il n'y avait pas de malheur auquel il ne compatît, pas d'injustice qu'il ne redressât, pas de discorde qu'il n'apaisât. Il se distinguait partout où il se trouvait par son visage lumineux et l'atmosphère de paix radieuse qui se dégageait de sa personne. Lorsqu'après tant de bienfaits, il s'endormit dans la mort pour gagner le Royaume des cieux, les hommes se lamentèrent d'avoir perdu leur pasteur et leur providence, mais les Anges et les Saints exultèrent de joie en recevant parmi eux le doux Nicolas. Ses Saintes Reliques furent déposées à Myre, dans une église construite en l'honneur du Saint, et recevaient chaque année l'hommage d'un grand nombre de pèlerins. Le diable, ne pouvant supporter cette gloire posthume, prit un jour la forme d'une pauvre vieille femme qui, sous prétexte de ne pouvoir entreprendre une si longue traversée, confia à des pèlerins en partance pour Myre une jarre d'huile destinée à alimenter les veilleuses qui brûlaient perpétuellement devant le tombeau du Saint; mais, en chemin, Nicolas apparut au capitaine du navire et lui donna l'ordre de jeter cette huile magique à la mer. Aussitôt fait, la surface des eaux s'embrasa dans un grand remous, à l'effroi des passagers qui rendirent grâce à Dieu d'avoir, par l'intermédiaire de son Saint, sauvé le Sanctuaire.

En 1087, Myre étant tombée sous le pouvoir des Sarrasins, les troupes italo-normandes de la Première Croisade s'emparèrent des Saints ossements et les transférèrent à Bari, en Italie du sud, en provoquant un grand nombre de Miracles partout où elles passaient (commémoration le 9 mai). C'est là que, depuis, elles sont vénérées.

Saint Nicolas est, avec Saint Georges, l'un des Saints les plus chers au peuple chrétien, tant en Orient qu'en Occident. Innombrables sont les églises qui lui sont consacrées, les fidèles ou les lieux qui ont pris son nom. Particulièrement révéré par le peuple russe comme protecteur des récoltes, il est considéré en Occident comme le patron des enfants et des écoliers, car, selon la légende, il aurait ressuscité trois enfants hachés menu par un cruel boucher qui voulait les mêler à son pâté.

 

http://www.monastere-orthodoxe.fr/

 

Texte libre

croix russe: icône de la Crucifixion du Seigneur
Iconographie de la crucifixion:

On remarque au premier regard, que cette croix est russe, en raison de la barre transversale inférieure très inclinée. Cette inclinaison est là pour nous rappeler que
"la Croix est balance de justice", comme le précisent les textes liturgiques.

Au sommet, est généralement représenté, soit Dieu le Père (une des seules icônes où sa représentation est permise), soit
le Christ Mandylion
, sur lequel est imprimée la Sainte Face.
La scène est également généralement surmontée d'anges ou de chérubins, les mains voilées en signe de respect, êtres angéliques chargés d'élever vers Dieu l'hymne sacré.

Le Christ est fixé sur la Croix par quatre clous (et non trois, ainsi qu'il est presque toujours représenté sur les croix occidentales)
L'inscription signifie "Roi de gloire".
Le Christ incline sa tête auréolée de lumière. Les lettres grecques sur le nimbe signifient "Celui qui est"
Son corps est légèrement penché vers la droite, mais respectant la tradition byzantine, les croix orthodoxes de la Crucifixion ne représentent pas le Christ dans les souffrances de l'agonie ou avec les marques de la Passion.

Le Christ présente toujours sur les croix orthodoxes une noblesse royale: il est la victime volontaire, le Vainqueur qui s'est offert pour nous à son Père

Deux roseaux terminés, l'un par une pointe, l'autre par une éponge, s'élèvent le long de la partie verticale de la Croix et nous rappellent les derniers moments de la Passion.

Sur la partie inférieure de la Croix, (ou sur la barre inférieure de la Croix), est représentée l'ancienne Jérusalem déchue, avec le voile du Temple déchiré; à l'opposé s'élève la Jérusalem nouvelle.

Au pied de la Croix, à l'endroit où la croix s'enfonce dans le sol, on aperçoit le crâne traditionnellement considéré comme celui d'Adam, et qui symbolise l'humanité déchue par le péché et rachetée par le sacrifice du Christ.
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